l’homme parfait

«L’homme parfait»

Selon les historiens des sciences humaines et des littératures, le philosophe Grèce, Diogène (412 – 323avant notre ère) était le plus révolté sur les coutumes et les rites de son époque. Il se promenait le long de la journée, dans les ruelles d’Athéna, la lampe à la main, en cherchant l’homme parfait. Celui qui incarne la bonté humaine. Mais lassé, il se mit à crier tout en critiquant les gens dans des satires piquantes.

Certains chercheurs contemporains trouvent une ressemblance étroite entre la pensée de Diogène et la philosophie d’ Abile- ala Almarri (mort en 449 hégire). Ainsi on peut dire que le poète de M’arra a connu la pensée Diougénique, qui l’a influencé, comme en témoigne ces deux vers, lorsqu’il s’est retiré des humains:

أبوالــــعلاء ! ابن سلیمانـــاعماک اولاک إنسانا

إنّک لوأبصرت هذا الوری – لم یر إنسانک إنسانا

O ! Abûl Alla ! Le Fils du Soliman !

Ta cécité t’es bénéfique,

Si tu avais vu ce bas monde

Ta vue n’aurait vu aucun être humain.

Ainsi, dans la littérature persane, nous trouvons que le sage Omar al Xayyâm (mort après 517 de l’hégire) – le poète des Quatrains- sentait la véracité de la pensée de Diogène, comme il été influencé par les poèmes du sage de M’arraمعرّةqui nous semble- t- il, l’a inspiré dans cette stance, qu’il a composé en langue arabe dans le basitteبسیط:

رجیت دهرا طویلا في التماس أخ – یرعی ودادي إذا ذو خلة خانا

J’ai longtemps souhaité en cherchant un frère,

Qui considérerait mon amitié lorsqu’un ami devint traître

فـكم ألفتُ و كَمْ آخيتُ غَيرأخٍ وَ كَم تَبدَّلتُ بـــالإخوانِ إخوانا

Ö ! Combien Je me suis habitué et fraternisé avec autrui

Et combien j’ai troqué de frère par d’autres

فـما وفى لي في الأيام ذو ثقة و لا رعى أحدٌ حقّي و لا صانا

Aucun ne ma fidélisa pas dans le monde,

Ni considéra mes droits, ni avait égares,

وقلت للــنفس لمّا عزّ مطلبها بـالله لا تألفي ما عشت إنسانا

Et j’ai dis à mon âme lorsque sa quête est devenue impossible

Par Dieu ne t’habitua plus à aucun tant que tu vive

De même qu’on trouve chez Moulana Jalal-ed-din Balkhi (mort en 672 de l’hégire), le célèbre poète mystique, une allusion à l’histoire de Diogène, dans ces deux vers des plus parfaits de ses Ghazal, dans se recueil : « Divan de Chams»:

دی شیخ با چراغ همی گشت گرد شهر – کز دیو و دد ملولم و انسانم آرزوست

Hier le maître se promenait, la lampe à la main, en ville

Affligé des Gins et des démons; en vue d’un homme aspiré

گفتـــند یافت می نشود جســته ایم ما – گفت آنچه یافت می نشود آنم آرزوست

On lui dit, nous l’avons cherché, il est introuvable

Il répondit : ce qui ne se trouve guère est mon aspiration

Notons aussi que le poète iranien contemporain جواد محققDjavad Mohaqeq s’est inspiré de ce sens qu’il a exprimé dans le nouveau moule de la poésie d’Iran, tout en citant la belle image mystique de Moulana, et ce dans un poème sous titré :

« مرا یارای گفتن نیست» (Je ne peux pas m’exprimer).

Nous trouvons que ce poème est le cadeau qu’a rapporté le poète de son voyage en Turquie, ou il a visité Qonia, l’une des célèbres villes de ce pays. On conclu de son poème que notre poète s’est promené dans les ruelles de cette ville en quête du secret désiré. Il y a également accompli le pèlerinage du dôme de Moulana Jalal-ed-din. Dans ce poème, Il nous parle de l’effet qu’a laissé cette visite dans son âme. Il y étale l’expérience de son ascendance vers la vision de l’accomplissement et sa conscience du pois de son message poétique dans ses larges mesures y compris la nature de l’homme parfait. Et lorsqu’il revînt sur terre il nous chante son état et ses sentiments, de la nature de ce perfectionnement progressif. Voici le texte intégral de ce poème accompagné par notre traduction :

Je ne peux m’exprimer (مرا یارای گفتن نیست)

من از قونیه میایم

Je viens de Qonia

پس از دیدار آن تنهاترین مردی

Après ma visite de l’homme le plus seul

که در پس کوچه های شهر میگردید و انسان آرزو میکرد

Celui qui se promenait dans les ruelles de la ville,

Nourri par l’espoir de trouver l’humain,

خدا مردی که بار آنهمه اندیشه را بر شانه های حکمتش میبرد

Un homme divin, ce lui qui portait le fardeau de toutes ses pensées,

Sur les épaules de sa sagesses,

و در شبهای تنهایی – غم بی حاصلیهای مرا میخورد

Et dans les nuits de solitudes,

S’affligeait de ma futilité.

***

من از قونیه میایم

Moi, je viens du Qonia,

  • و خورجین خیالم را پر از پند کسی کردم

  • Avec ma besace d’ imagination,

Pleine des maximes, de celui qui

  • که هر شب از پریساران شعرش – با دل من گفتگو میکرد

  • Chaque nuit, murmurait à mon cœur,

  • Par les féerique de sa poésie,

  • و طبعم را باعجاز کلامی تازه – جان میداد

  • Et vivifiait mon âme,

  • Par la fraîcheur de sa parole miraculeuse,

  • و جانم را به جادوی سخن در شطی از شعر زلالش – شستشو میکرد

  • Et par la fascination de sa parole, purifiait mon âme,

  • Dans le fleuve de ses odes limpides,

  • و مروارید معنا را نشان میداد

  • Et me Présentait les perles des sens,

  • ***

  • من از قونیه میایم

  • Moi, je viens de Qonia,

  • هنوز از کوچه های غربت این شهر

  • Où retenti encore sa voix dans les étranges ruelles

    de cette ville

  • صدای او ملول از دیو و دد –

  • دنبال انسان

  • باز میاید

Las du Diable et du démon

  • poursuivant l’humain.

  • دلم آغشتهء اندوهء این تنهایی تلخ است

  • Mon cœur est mouillé par le chagrin de cette solitude amère,

  • مرا یارای گفتن نیست

Et je ne peux pas m’exprimer,

ترا گوش شنیدن هست

As tu ouï à l’écoute