la traduction

L’article – La Traduction – c’est une ouverture sur la premier chef-d’œuvre  de poète sage Nezâmi du Gandjé, intitulée par l’auteur même : ” Namé” (la lettre), nous poursuivrons les pensées divines aux quels son message éducatif à travers les figures des rhétoriques en tant que métaphores et paraboles. essayons traiter l’influence de la traduction ; poursuivrons les pensées divines aux quels son message éducatif à travers les figures des rhétoriques en tant que métaphores et paraboles, selon les respects poétiques et philosophiques de Nezâmi du Gandjé, à partir de l’étude de «Maxzan ul Asrâr»-le premier des cinq poèmes du sage du Gandjé, pour extraire la doctrine de ce grand moraliste iranien du XII° siècle.

– Le poète exposait son œuvre dans quarante trois vers ayant pour titre «درمقام ومرتبت این نامه واهمیت آن» (sur la dignité et l’ordre de cette lettre et de son importance), exprimé dans le cinquième vers 

مایهء درویشی و شاهی درو – مخزن اسرار الهی درو1

/Le capital des Derviches et des souverains y est inclus/De même que la réserve des secrets de Dieu

– Selon les grands connaisseurs de Nezâmi et les études datées de 19932 jusqu’à nos jours -en 2004 : «nous ne savons que peu de chose sur la vie du grand poète persan»3 bien qu’il existe une bibliographie très complète, ainsi que plusieurs études sur tous les cinq œuvres de Nezâmi. Selon ces études nous pouvons considérer le sage de Gandjé comme un messager, qui nous a envoyé sa lettre au- dessus du panier du dialogue des cultures. C’est en ce sens que nous comprenons le premier hémistiche de ce vers : «le capital des misérables et des souverains». Le sens du deuxième hémistiche nommé ci-dessus : «le trésor des secrets de Dieu», s’illustre par le dialogue, la parole qui signifie en persan (Soxan( سخن)

, la première crée de Dieu, ainsi que la dernière

اولِ اندیشه پسینِ شمار هم سخنست این سخن از من بدار4

De même que la réserve des secrets de Dieu

/La parole est avant la pensée, et le dernier

Le jour de la résurrection,

Garde le bien, crois moi

– Le sage Nezâmi, n’est pas le seul dans cette voie,Saadi,Hafez, Moulana ; comme tous les hommes des lettres, grands savants et philosophes iraniens ou persanophone sont là, dans chaque étape de la civilisation et dans tous les moments historiques pour rappeler la voie du dialogue des cultures– Si Saadi de Chirâz  a emprunté les pas de Nezâmi, a offert son jardin des roses Golestân», une belle paginée des roses parfumées et éclatantes à tous les chercheurs des sciences humaines, son concitoyen Hafez de Chiraz, s’inspira de la lettre d’échansons (ou de serdeau) de Nezâmi pour décrire et chanter le vin divin qui insuffle la voie d’avancement, et du achèvement de l’être humain.

–  nous avons trouvé que les poètes érudits et doctes iraniens et d’autres qui ont emprunté de Nezâmi sont Innombrables. Autant que nous retrouvons le reflet de sa personnalité dans un des contes du Masnavi de Moulana, dans lequel il met en accord quatre personnes des langues différentes sur le sens d’un mot.5

Nezâmi a intitulé le premier de ses poèmes –Maxzan ul Asrâr- la lettre (Nâmé), versifié dans une langue de grande fraîcheur, afin qu’il soit pour ses lecteurs un messager apportant le salut de l’âme. Cette âme à travers laquelle Maulana a pu percevoir le parfum du Musc6. Nezâmi empruntant du Coran, a fait remarquer que dans le langage d’amour, la parole présente notre âme :

در لغت عشق سخن جان ماست – ما سخنیم این طلل ایوان ماست7

/le langage d’amour la parole est notre âme

nous sommes la parole, notre corps est un portique

– Tout ce que nous venons d’évoquer, nous permet d’éclairer le sens des paroles de « عبد الصمد المعذلیAbdel Samad el Moazali» (mort en 240 de l’hégire) : «اللفظ لنا و المعانی لهم» (les mots sont à nous, mais les sens sont à eux), qui étayait par un vers d’ «Eqbal de Lahore» (1877 – 1938) le grand poète du Pakistan, a murmuré en persan :

فارسی از رفعت اندیشه ام – بر خورد با فطرت اندیشه ام

/De l’élévation de ma pensée,

Le persan a rencontré son innéité.

– En peut ajouter que la noblesse de la pensée, celle qui ne se plie point, sauf devant la force divine, est celle dont nous percevons après tant de siècles, cet authentique parfum d’un savoir qui contre toute contrainte temporelle, continue à servir le dialogue culturel

– Tous les poèmes de Nezâmi sont l’héritage offert par les différents orientalistes, savants, hommes de lettres et de poésie, ayant permis la communication entre l’orient et l’occident. Maxzan ul Asrâr le premier des cinq masnavi illustré des anecdotes, par son caractère éducatif.

– De nos jours, Grâce aux colloques internationaux l’influence de Nezâmi se manifeste dans la vie culturelle, la linguistique, la littérature et l’art, ainsi que dans diverses branches des sciences humaines. L’impact de son don sur ses contemporains et ses emprunteurs perpétue ses pensées universelles, qui expose l’amour de Dieu qui se manifeste dans le saint Coran, comme a décrit Nasser Xosro.8  l’Ismaïlien (394 – 481// 1004 – 1088) un autre poète persan

دریای سخنها سخن خوب خدایست – پر گوهر و پر لؤلؤ وارزنده و زیبا9

/L’océan des paroles est la belle parole de Dieu

/،Plein des gemmes et des perles

Toutes belles et précieuses

– à la suite de cette chanson que nous voulons exposer un des sujets, les plus considérables dans le domaine du savoir, c’est la conviction , un don divin, résultant par l’information, et par la recherche de leurs dimensions au sens philanthropique. Cette perspective est recherchée chez les poètes mystiques comme Nezâmi. La perspective qui s’impose dans le sens commun de la parole. Il se peut que Platon voit l’influence de la parole dans deux sens, sur l’orateur et son auditeur, même s’il voit l’écriture n’existe qu’un rangement des mots inanimés, fixés sur le papier.

– Bien que dans le domaine de la communication, l’orale a gardé de nos jours et gardera son importance, l’écriture à une importance privilégiée chez les Musulmans. Dieu miséricordieux a juré sur la plume et tout ce qui s’écrit. Selon نجیب محفوظ Naguib Mahfûz, le grand écrivain égyptien et lauréat du prix Nobel : «l’écriture c’est la plus grande force pour l’homme et aucun ne peut l’effacer». Sa parole explique que l’écriture, en général, ce n’est pas seulement un aspect de la langue construit par l’encre sur les feuilles pour fournir les lettres, les mots et les phrases. De même que les écritures sans nul but sont les ancres dessinant dans les fleuves du destin. Enfin comme dit Moulana :

سخن بادست ای بنده – کند دل را پراکنده

! Ö le crée !

 La parole est comme le vent/ Disperse les cœurs,

ولیکن اوش فرماید – که گردآور پریشان را

Mais, Dieu ordonnait de les unifier10

– Si on dit que : «le son est un mouvement vibratoire», on peut comprendre que la parole est le résultat d’un mouvement vibratoire. C’est-à-dire qu’il y a un certain espace entre les phonèmes et les mots sortants par (Qove y Nâteghe) le don de la parole qui traverse une certaine distance entre la personne orateur et son auditeur, nommée –  (boudé fazaii)- la dimension d’espace. Alors que cette distance augmente entre l’acte d’écriture et son but. Mais, avant tout il y a ce qu’on appelle en persan  ( boudé andiché ) la dimension de la pensée. Chez Nezâmi il y a une liaison entre la pensée humaine et les oiseaux de la parole (colombes), qui rendent les lettres des pensées au but de   nos désir 

خط هر اندیشه که پیوسته اند – بر پر مرغان سخن بسته اند11

 / La ligne de chaque pensée liée

 est attachée aux plumes des colombes

 – Nous pouvons globalement définir ces trois force 

Penser اندیشیدن , parlerگفتن ,écrireنوشتن

 ,À condition d’utiliser les paroles bienveillantes comme requis dans ce verset du Coran : « مثل کلمة طیبة کشجرة طیبة أصلها ثابت و فرعها فی السماء» (S14/ 24)

(ٍComme une bonne parole est comme un arbre propre, dont la racine est bien fixée et les branches dressées vers le ciel).

Où comme dit l’imam Chaféite

وکم طیب یفوح و لا بمسک و کم طیر یطیر و لا کبازی12

(Tout parfum n’est pas musc, et tout oiseau n’est pas faucon).

– Mais Le sage Luqman exhorte son enfant de traiter la finesse, et douceur sa voix, pour rendre fin les impitoyables : «Ö mon fils ! Il y a des paroles qui sont plus durs que la pierre, plus piquant que l’épine, plus amère que l’aloès (sabre, plus brûlant que le feu, Mais il faut connaître qu’il trouve quelques cœurs, comme les fermes. Alors, cultive dedans les belles paroles, tant qu’il ne pousse pas tous ? Poussera quel qu’une».13 le sens de cet exhorte minimisé est un des petits détails essentielle des religions et des mœurs n’entrent pas dans les mailles des langues tel que les rites, tant que les religions diffèrent dans leurs rites, de même que les habitudes et les mœurs des peuples. Mais ce n’empêche pas qu’un dialogue soit établi entre ces différences, dans le respect de tout chacun. C’est dans cette perspective que s’inscrit la doctrine de Nezâmi, chez lequel trouve une sorte d’altruisme «نوع دوستی» recherché dans le dialogue réel entre les cultures, le dialogue pu être représentant de la humanité au sens plus large, qui s’applique à l’ensemble ample des objets culturaux qui admis à similaire une forêt avec divers arbres, plantant dans le champ de la civilisation mondiale. Les champs des cœurs humains – comme a dit Luqman : «si on ne pousse pas tous, poussera sûrement quelques-uns».14

– D’autre part, la traduction en tant que création est un désir en divers sens pouvant égaler la philosophie en tant que l’amour du savoir. Mais elle peut être la cause de la mort de certains aspects d’une langue pour faire vivre l’autre.

Or, laisser mourir une langue c’est laisser mourir un peuple, une culture, une histoire. Alors, vivre sur le tombeau des autres jamais ! C’est indésirable et inacceptable de déraciner toutes les plantes pour n’en laisser qu’une seule ; celle-ci sèchera aussi, Bien évidement

Tandis que, la traduction est un art, l’art qui a incontestablement plusieurs dimensions. Dans certains sens elle peut être une création de la solidarité entre les différentes cultures, destinée à compléter l’instruction des idées. C’est-à-dire, le but d’un traducteur doit être similaire à celui de l’auteur même. Sinon, dans le cas contraire toute manipulation d’un travail mène au changement du texte تحریف«tahrife» et sa transformation. Le symptôme qui peut briser les cœurs et verser des larmes, devient par l’irruption culturelle, et sans aucun doute on peut l’éviter par l’initiation. Mais l’initiation demande ce que le professeur Xanlari(1914 – 1991) avait nommé “chrafete adabi”15 honorabilité littéraire. Une position très remarquable, que doit prendre le traducteur du persan, la langue qui renfermait des figures variées des pensées

Les œuvres poétiques en persan comme «Maxzan ul Asrâr» so abonde en allusions et toute les Figures rhétoriques, de telle manier que le savant traducteur «Henri Massé» a vu : «Son style est trop souvent elliptique et la traduction littérale, sans adjonctions explicatives, serait inintelligible »16 Ceci explique la décision que a prisé le chercheur iranien «Djamchid Mortazavi» pour la version du Maxzan ul Asrâr en Français, qu’il restait «fidèle à une méthode littérale. Lorsque nous avons constaté que le sens était obscur, en ce cas, pour des lecteurs français, nous nous sommes efforcés de rendre la signification du vers».17 Sans cela, comment peut on garder la sincérité d’un but   Culturel

– S’il y a dans les discours philosophiques et artistiques, «qu’est ce qu’il faut dire?» et «comment faut-il dire?», en art de la traduction il faut ajouter : «pourquoi faut-il dire?». Parce qu’un texte dans le sens et dans la forme- «Il doit en transmettre le contenu réel». En tout, le but du traducteur ne doit pas être une simple transposition d’un mot par un autre, mais il faut ouvrir les fenêtres – comme dit le poète iranien – pour sentir l’air frais sur un bon dialogue des cultures. Puisque une bonne traduction c’est l’ouverture dans les divers sens, en même temps, Il faut se doter de la logique pour former de bons traducteurs qui faciliteraient la tâche des hommes de lettres et des sciences humaines

– Je ne me considère pas comme une traductrice, mais comme toujours une étudiante persanophone en littérature persane, la nécessité de la recherche dans le sujet de ma thèse me mène à suivi les traces chez les chercheurs d’autres langues. Le résultat que la traduction nécessite un grand effort pour trouver les termes appropriés utilisés en littérature française. La lecture d’œuvres variées par le style et l’époque comme Le lys dans la vallée de Balzac, L’avare de Molière, Les misérables de Victor Hugo, ou encore Le portrait de Dorien Gray de Chateaubriand et bien d’autres encore, traduites par les grands écrivains persans contemporains m’a t-elle permet de saisir le fond de la pensée française ? Et c’est fait de même dimension pour la littérature persane, Parce que, comme disait «Schiller» (1759 -1805)19 «je l’ai appris par l’enseignement», si peu que je compris, mais ce que je compris, c’est que «je ne rien connais», En répétant la célèbre parole poétique d’Avicanne – Philosophe et médecin iranien (370- 428// 980 – 1037)

21تا بدانجا رسید دانش من – که بدانم همی که نادانم

Mon savoir est arrivé à un niveau tel que / J’ai appris c’est que ne suis que un parfaite illettrée

– Dans la littérature persane, il y a des sites agréables, formés chacun à la base d’un mysticisme parabolique s’ouvre sur les grandes verdures de l’humanité, le paradis éternel. Mais, il faut ouvrir les différentes fenêtres pour changer l’air

Permettez moi débuter une promenade dans un jardin des pensées désiré, qui nommé «Maxzan ul Asrâr» (trésor des secrets), dans lequel l’auteur mystique par sa «culture prodigieuse et son immense imagination»22 a ligné la direction pour accéder à une cabane. La cabane de son cœur qui n’est pas un organe ni un cœur sec, mais un lieu divin, une lampe de réflexion vous permettra découvrir son lieu consacré, qui selon l’imagination de chacun peut être une mosquée, une chapelle, ou bien un monastère :

کنشت و کعبه و بتخانه و دیر – سرایی خالی از دلبر ندانم23

 / Synagogue, Kaaba, /pagode, monastère

je ne connais aucun sérail vide de notre bien aimé

1 – le septième vers sous le titre ( در مقام و مرتبت اين نامه) de l importance de ce livre et sa valeur /pages 35 – 37 du Maxzan ul Asrâr

2Nezâmi, immense imagination poétique / Luqman, IX.2, printemps été / 1993.

3 – le même/ p37,.Interrogation de la première

4 – Maxzan ul Asrâr/p.39.

5 – d’après du conte de moulana, le fruit de vigne-  raisin – fut désiré chez quatre personnes aux quatre langues différente, ainsi que leurs cause le bagarre, parce que chacun du quatre ne connut cette fruit que dans sa langue; انگورangor en persan,   enabe عنب ،en arabe, uzoom en Turc  اوزوم

et en grec : Staphiyle 

6 – r.f: Parfum du Musc/notre exposé au colloque du Moulana et Djâmi à Strasbourg/ alors que pub au Revue Al- Avâref/ Tandja/ 2007.

7 – Maxzan ul Asrâr/ pages 38_39 : l’énoncé a prévaloir du- discours (گفتار در فضيلت سخن)aussi le foot page du Vahid Dastgerdi/ troisième édition.

8un des précurseurs de Nezâmi.

9 – Divân Nâsser Xosro.

10 – d’une Ghazal des shamas, qui commence :

رسید آن شه رسید آن شه بیارایید ایوانرا/

فرو برید ساعدها برای خوب کنعان را

11 – Maxzan ul Asrar/ pages 38_39 : l’énoncé a prévaloir du discours (گفتار در فضيلت سخن).

12 – لطائف الحقائق/ رشیدالدین فضل الله/ ص 57 –

13از لقمان حکیم است که پسر را گفت : «یا بنی إنّ من الکلام ما هو آشدّ من الحجر، و أنفذ من الإبر، و أمّر من الصبر، و أحرّ من الجمر. و إنّ من القلوب مزارع، فازرع فیها الکلمة الطیبة، فإن لم تنبت کلّها ؛ نبت بعضها». (ای پسرم ! سخنانی است که سختتر از سنگ مینماید، و فرو رونده تر از سوزن، و تلختر از گیاه صبر، و سوزنده تر از آتش. و بدان دلهایی بمانند کشتزارهایی مینماید. پس کلمهء طیبه را در آن بپاش، که اگر همه نروید، برخی از آن خواهد رویید).

.10 ص/ اول ما ظهر من حکمته/ عبدالله گنون/ لقمان الحکیم

 – Makhzen el Asrar/ Avant propose/ paris/ 1989

14.10 ص/ اول ما ظهر من حکمته/ عبدالله گنون/ لقمان الحکیم

15 – شرافت ادبی»Soxan/ année ?/ p.

16 – Makhzan el Asrār/ Avant propose/ paris/ 1989.

17 – Makhzen el Asrâr/ 1989. .

19 Yuan Christoph Friedrich Schiller (1759 – 18O5), le poète Allemande.

20 – Le grand philosophe médecin Iranien est né au mois d’août 980.

21 – ce vers nommé aussi au sage Omar Xayyām.

22 – Luqman/ p.37.

23r.f : Divân du Baba Tâher le poète mystique iranien en 4ème siècle du Hégire connu par son poésie folklorique lyrique sous la forme du Roubaii (quatrain